Face à une chute de cheveux ou un affinement capillaire, deux traitements reviennent souvent : le PRP (plasma riche en plaquettes) et la mésothérapie capillaire. Deux techniques d'injection sur le cuir chevelu, deux logiques pourtant distinctes. Voici un comparatif clair par les médecins de la Maison Apogée, à Paris 16, pour comprendre ce qui pourrait correspondre à votre situation.
Préalable : ce comparatif est informatif. L'indication, le rythme et le choix d'un protocole capillaire sont définis en consultation, après un bilan capillaire qui inclut souvent une analyse sanguine (recherche de carences) et un examen du cuir chevelu.
1. Le principe et la substance injectée
Le PRP capillaire utilise votre propre sang. Une prise de sang est réalisée, le sang est centrifugé pour isoler le plasma riche en plaquettes, puis ce plasma est réinjecté dans le cuir chevelu. Les facteurs de croissance contenus dans les plaquettes visent à stimuler les follicules pileux.
La mésothérapie capillaire consiste à injecter dans le cuir chevelu un cocktail de vitamines, acides aminés, minéraux (parfois associés à un acide hyaluronique fluide). Le but est de nourrir et revitaliser les bulbes capillaires.
2. L'indication
PRP : souvent proposé dans les alopécies androgénétiques débutantes à modérées (chez l'homme comme chez la femme), parfois en complément d'une greffe, parfois pour stimuler un cuir chevelu fragilisé.
Mésothérapie capillaire : plutôt indiquée dans les chutes saisonnières, post-partum, liées à un stress, à des carences, ou à un affinement diffus sans alopécie installée.
Important : ni l'un ni l'autre ne stoppe une alopécie installée à un stade avancé. Pour les zones devenues totalement glabres, c'est la greffe capillaire qui peut être indiquée — sous réserve d'un bilan.
3. Le protocole
PRP : généralement 3 séances initiales espacées de 4 à 6 semaines, puis entretien tous les 6 à 12 mois selon les cas.
Mésothérapie : souvent une cure de 4 à 6 séances espacées de 2 à 3 semaines, puis entretien tous les 6 mois.
Ces rythmes sont indicatifs et adaptés en consultation.
4. Les suites
Les deux traitements ont des suites comparables : pas d'éviction sociale, possibles rougeurs ou petits bleus au point d'injection, sensibilité du cuir chevelu pendant quelques heures. Pas de modification visible de la coiffure le jour même.
5. Les résultats
Pour les deux : les résultats varient selon les personnes, sont progressifs, et nécessitent du temps (plusieurs mois avant d'apprécier l'effet sur la qualité et la densité capillaire).
L'efficacité dépend fortement du stade d'alopécie, de la cause sous-jacente, et des facteurs associés (nutrition, sommeil, stress, carences hormonales). C'est pourquoi un bilan complet conditionne toute décision.
Lequel choisir ?
Quelques repères qui peuvent aider à formuler votre demande, sans remplacer le bilan en consultation :
- Chute installée d'origine androgénétique, affinement progressif : le PRP peut être discuté.
- Chute récente liée à un facteur identifié (post-partum, stress, carence) : la mésothérapie peut être discutée.
- Zones devenues glabres : aucun des deux. Une consultation orientée greffe est nécessaire.
- Carences nutritionnelles non corrigées : les corriger d'abord. Aucun traitement local ne compense des carences.
Les deux traitements peuvent aussi être proposés en association, ou en complément d'autres approches (compléments alimentaires, traitements topiques, greffe).
Prendre rendez-vous à la Maison Apogée
La greffe capillaire et la médecine capillaire sont l'une des quatre expertises Apogée, sous la direction d'Alexandre Duvernois. Tout commence par un bilan capillaire complet : examen, prise de sang, analyse du cuir chevelu. Nos médecins vous reçoivent au 78 avenue Raymond Poincaré, Paris 16.
