Article rédigé par Maison Apogée
Publié le
29/7/2026
Modifié le
29/7/2026

Alopécie androgénétique masculine : quand traiter quoi ?

L'alopécie androgénétique masculine touche un homme sur deux. Diagnostic, stades, traitements possibles à chaque phase.

L'alopécie androgénétique masculine (AAG) est la forme la plus fréquente de chute de cheveux chez l'homme. Elle concerne environ un homme sur deux à partir de 50 ans, avec des débuts parfois dès la vingtaine. Voici un guide clair par les médecins de la Maison Apogée sur les stades, les traitements et le moment où les envisager.

Préalable : cet article est informatif. Le diagnostic précis, le stade, et le choix des traitements sont déterminés en consultation après un bilan complet.

Comprendre l'alopécie androgénétique

L'AAG est d'origine hormonale et génétique. Certains follicules pileux sont plus sensibles à la DHT (dihydrotestostérone), un dérivé de la testostérone. Sous son effet, ils miniaturisent progressivement : les cheveux deviennent plus fins, plus courts, et finissent par ne plus repousser.

Les zones touchées sont typiques : le vertex (tonsure), les golfes temporaux, la ligne frontale. La zone donneuse à l'arrière et sur les côtés reste généralement préservée — c'est ce qui rend la greffe capillaire possible.

Les stades Hamilton-Norwood

La classification Hamilton-Norwood (7 stades) permet de décrire l'évolution :

  • Stades 1-2 : léger recul des golfes frontaux, peu visible
  • Stades 3-4 : golfes plus marqués, début de rareféaction au vertex
  • Stades 5-6 : jonction entre golfes et vertex, zone glabre plus étendue
  • Stade 7 : calvitie complète, seule la couronne persiste

Quel traitement selon le stade ?

Stades 1-3 (débutants) : l'objectif principal est de ralentir la progression et de densifier les zones qui s'affinent. Les options :

  • Minoxidil topique (2% ou 5%) : traitement de référence, application quotidienne
  • Finastéride oral : sur prescription médicale, après discussion des effets secondaires potentiels
  • Mésothérapie capillaire : nutrition locale, en cure
  • PRP capillaire : stimulation par facteurs de croissance

Stades 4-5 (modérés) : les traitements médicaux restent utiles mais peuvent être associés à une greffe capillaire (FUE le plus souvent) pour restaurer les zones où la miniaturisation est avérée.

Stades 6-7 (étendus) : la greffe capillaire peut être envisagée mais avec des attentes réalistes. Une zone donneuse limitée ne permet pas toujours de « remplir » tout le crâne. Le choix se porte parfois sur la redessination de la ligne frontale, avec acceptation d'une densité partielle.

Quand consulter ?

Le meilleur moment pour consulter est tôt, dès les premiers signes de recul frontal ou d'affinement. Un traitement médical démarré tôt peut ralentir considérablement la progression. Attendre le stade 5 ou 6 pour agir laisse moins d'options.

Signes qui doivent vous faire consulter :

  • Recul progressif des golfes temporaux
  • Affinement visible au vertex ou sur le dessus du crâne
  • Plus de cheveux sur l'oreiller ou dans la douche
  • Sensation de cheveux plus fins, plus légers

Ce qu'un bon bilan doit inclure

  • Interrogatoire : antécédents familiaux, date de début, évolution
  • Examen du cuir chevelu, si possible avec trichoscopie (dermoscope)
  • Prise de sang : recherche de carences (fer, vitamine D), équilibre hormonal
  • Explication des options, y compris de ne rien faire
  • Devis clair si un traitement est proposé

Consultation à la Maison Apogée

La restauration capillaire est l'une des quatre expertises Apogée. Alexandre Duvernois, directeur médical, en est le référent. Nos médecins vous reçoivent au 78 avenue Raymond Poincaré, Paris 16.

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